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Black Widow : l’ère des films sobres et pour adultes arrive chez Marvel

Black Widow est un grand film dans le Marvel Cinematic Universe. Il l’est grâce à sa large dimension de références, son humour discret et sa bonne utilisation de la mythologie éditoriale.

Dans ce cas, le film prouve que Black Widow. n’était pas seulement la contrepartie féminine d’un univers masculin plus vaste.. Le scénario retrace l’histoire récente des triomphes, des succès et des défauts du cinéma de super-héros.

Mais c’est surtout le clin d’œil le plus direct de Marvel aux films d’action. Ce qui est le plus frappant, c’est qu’il possède toutes les sensations, le rythme et la tension des James Bond classiques. Et même quelques clins d’œil très évidents à la franchise Mission Impossible. Le scénariste Eric Pearson n’hésite pas à se servir du sentiment de un certain sens de la décadence et de la paranoïa qui lie ensemble le film avec quelque chose de plus élaboré.

Black Widow n’est pas seulement l’histoire de Natasha Romanoff, jouée par Scarlett Johansson. C’est un voyage entre les symboles et les codes d’un cinéma beaucoup plus sobre, adulte et puissant. Cela sans perdre le côté spectaculaire de Marvel, qui crée de grosses explosions, des moments iconiques et met l’accent sur l’héroïsme.

Mais il y a quelque chose de significatif dans le fait d’être lié directement à l’univers de Captain America : Civil War (2016) des frères Russo. Pour l’occasion, Shortland a doté son film d’un regard sur ses personnages plus concernés par ses gris, que par ses moments plus lumineux.

 

En accord avec la nouvelle tension de l’intrigue de la phase 4, l’ensemble de l’intrigue semble davantage tendre vers une maturité en arrière-plan du récit. Aussi dans la façon dont il montre ses liens avec le reste de l’univers Marvel. Les adieux de Natasha, un spectacle dans lequel, bien que la pyrotechnie visuelle abonde, est une revue intime de l’héroïne. Un voyage intéressant qui ouvre la porte à des spéculations sur la façon dont la franchise analysera ses nouveaux héros.

Est-ce que ce sera le ton avec lequel le nouveau Captain America arrivera à l’écran ? Le très attendu Blade annoncé sera-t-il une démonstration de la bonté du monde de l’action mélangée à la fantaisie ? Black Widow ouvre la porte à toutes ces possibilités. et tant d’autres.

“Black Widow” : une femme puissante.

Cate Shortland crée un thriller d’action et de suspense soigneusement assemblé. Le tout à travers une mise en scène sobre, des plans fermés et un regard attentif sur Natasha. Le résultat a la même fermeté qui a soutenu le personnage ses grands moments stellaires dans chacun des films du Marvel Cinematic Universe auxquels elle a participé.

Black Widow a maintenant l’opportunité d’être une héroïne indépendante au sein d’un groupe de héros. Un qui emprunte un chemin semblable à celui de l’emblématique Jason Bourne. Shortland ne semble pas oublier, dans la première partie du film, les clins d’œil aux thrillers classiques.

Le premier film de la phase 4 témoigne d’une évolution intéressante dans la compréhension du pouvoir…

De John Frankenheimer et son Manchurian Candidate, Shortland nous offre une démonstration de rebondissements astucieux. En plus du sentiment constant de menace qui maintient une. une tension impeccable tout au long de l’intrigue. Il y a beaucoup de l’espion noir de Michael Powell dans la façon dont Natasha se fraye un chemin dans l’énigme de son identité.

Shortland a même l’audace de redimensionner plusieurs des séquences les plus célèbres du film L’homme qui en savait trop, d’Alfred Hitchcock. Néanmoins, parmi la collection de références, Shortland parvient à trouver son propre style et à construire une personnalité à une production qui aurait pu être générique. La formule de l’espion sans identité transformée en arme pour tuer contre sa volonté n’est pas une nouveauté. Mais Shortland donne à Black Widow une vitalité rayonnante qui est sans doute l’un de ses points forts.

 

Cette intrigue adulte, travaillée et intelligente semble arriver dans le monde idéal pour les changements que connaît le Marvel Cinematic Universe. Du ton de ses méchants et de ses héros, à la maturité de ses histoires. Le premier film de la phase 4 témoigne d’une évolution intéressante dans la compréhension du pouvoir. Et il le fait sous la forme d’un spectacle étonnant que l’on apprécie comme un adieu à un personnage bien-aimé.

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